De simples bonjours, de simples au revoirs, rien de plus. Puis Lise et mon frère se sont rapprochés leur dernière année de collège, moi j'étais en quatrième. Lise était sa meilleure amie, la fille avec qui il rigolait bien et à qui il pouvait tout dire. Elle venait tous les soirs à la maison en rentrant du collège. J'ai donc appris à connaître Lise de plus en plus et très vite elle ne venait plus seulement pour mon frère Hugo, mais aussi pour me voir moi.
L'été qui a suivit fut formidable, elle est devenue « ma meilleure amie » à mon tour, nous étions inséparables cet été là, et commencions nos erreurs adolescentes.
Aujourd'hui rien n'a changé, les vacances se font avec elle et ma vie avec elle. Sa famille est comme un second foyer pour moi.
C'est dommage car elle est en première, moi en troisième, deux classes nous séparent alors que nos âges sont éloignés seulement de six petits mois.
Les jeunes sont quelques fois en « mal de vivre », et voyagent loin pour ne pas voir ce que devient le quotidien. Nous, nous voyageons à notre façon et être ensemble juste avec nos petits plaisirs suffirait pour que nous ayons cette chose que certains pensent ne pas pouvoir approcher... le bonheur. Et permettez nous de croire en notre « génération ». Lise et moi pensons trop ensemble, on essaie de comprendre les personnes en dehors de notre façon de penser, surtout les adultes qui nous entoure, mais rien n'y fait. Ils osent dirent que nous gâchons nos vies alors qu'au fond leurs discours ne dégagent que jalousie et regrets. Car c'est vrai nous sommes heureuses mais nous profitons avant que les rides déforment nos visages et que les responsabilités changent complètement notre vie. On se trompent peut être, mais alors qu'ils nous parlent vraiment, qu'ils tiennent de vraies discutions avec nous et qu'ils nous disent qu'ils n'ont jamais rêver d'être à notre place. Cette « génération » n'est pas fausse, elle est honnête et s'improvise philosophes à ces heures perdues. Nos années ne seront pas insignifiantes. Tout les jeunes pensent à tout ça, mais c'est juste que Lise et moi on pensent trop je crois.


